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La dimension des connaissances du bénévolat : de la recherche académique à l’apprentissage collectif

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Blog
by
Abbes Azdoug
High Atlas Foundation Volunteer
onJune 23, 2026

Il y a des moments dans nos vies qui peuvent sembler ordinaires lorsque nous les vivons, mais qui révèlent un sens beaucoup plus profond avec le temps. Mon parcours entre la recherche académique et le bénévolat a été façonné par l’un de ces moments : découvrir que le savoir n’existe pas uniquement au sein des institutions académiques, mais peut aussi émerger à travers des liens humains, des expériences partagées et un apprentissage collectif.

En 2024, lors de ma dernière année de master, je cherchais un sujet pour ma thèse. J’étais particulièrement intéressé par l’exploration du bénévolat et des organisations non gouvernementales au Maroc. Je considérais ce domaine comme un domaine important pour comprendre l’engagement civique, le développement social et le rôle des communautés dans la création de changements positifs.

J’ai commencé à chercher des références académiques et des études scientifiques liées au bénévolat au Maroc. Cependant, j’ai dû faire face à un défi important : j’ai découvert que la littérature académique spécialisée sur le bénévolat et les organisations de la société civile restait limitée. Malgré l’importance de ce domaine, les ressources théoriques et empiriques disponibles n’étaient pas suffisantes pour soutenir l’orientation de recherche que j’avais initialement envisagée.

Cette étape a représenté un moment important dans mon parcours académique. Un chercheur ne cherche pas seulement un sujet ; Ils doivent également construire une base solide grâce à l’engagement avec les études, théories et expériences antérieures. Les ressources académiques limitées m’ont encouragé à reconsidérer ma direction initiale de recherche.

Finalement, j’ai changé de sujet pour mon mémoire de Master et me suis concentré sur le rôle des associations dans la protection des ressources en eau. Bien que ce sujet différait de mon intérêt initial, il a ouvert une nouvelle voie pour moi. Cette expérience a ensuite contribué à mon implication dans le programme Rising Roots de la High Atlas Foundation (HAF).

Des années plus tard, en 2026, mon expérience de bénévolat m’a permis de redécouvrir ce même domaine sous un angle complètement différent. Grâce à mon engagement en tant que bénévole au sein de la HAF, je suis devenue membre d’une communauté diversifiée rassemblant des personnes issues de milieux académiques, culturels et professionnels variés, où idées, expériences et connaissances sont continuellement échangées.

Au cours de ce parcours, je suis tombé sur un blog écrit par Coco Ahn, bénévole de la HAF et étudiante à l’Université de Virginie, publié le 9 juin 2026. Sa réflexion a immédiatement capté mon attention car elle mettait en lumière le lien entre le développement participatif, l’autonomisation et les approches fondées sur la recherche.

Dans son blog, Coco a expliqué que le développement participatif ne consiste pas seulement à répondre aux besoins de la communauté, mais aussi à appliquer des méthodologies structurées et des cadres théoriques. Elle a réfléchi aux ateliers d’autonomisation animés par Fatima Zahra, principale formatrice en autonomisation de la HAF, et sur la façon dont ces ateliers ont été inspirés par le travail de David Gershon et Gail Straub via l’Empowerment Institute of New York.

En lisant la réflexion de Coco, j’ai eu une prise de conscience puissante. Les idées et références académiques que je cherchais des années plus tôt lors de mes recherches de Master sont réapparues, mais cette fois grâce à une expérience de bénévolat.

Cette découverte ne visait pas simplement à trouver de nouvelles ressources académiques ; Il s’agissait de reconnaître la dimension plus profonde du bénévolat : sa dimension de connaissance. Le bénévolat est souvent compris comme un acte de don, d’engagement et de solidarité avec les communautés. Cependant, mon expérience m’a montré que le bénévolat est aussi un espace d’apprentissage, de réflexion et de création de connaissances. Les bénévoles ne se contentent pas de consacrer leur temps et leurs efforts ; Ils apportent leurs expériences, leurs parcours académiques, leurs perspectives et différentes façons de comprendre les défis sociaux.

Ainsi, cet espace incarne les concepts de « pollinisation intellectuelle croisée » et de « bénévolat professionnel » comme voie de connaissance complémentaire à la recherche académique. Le bénévolat va au-delà de la simple fourniture de services concrets pour devenir un parcours continu d’apprentissage collectif qui fait le lien entre théorie et pratique. Si la recherche fournit les cadres méthodologiques pour analyser la réalité, la pratique de terrain donne à ces théories leur véritable signification. Grâce à cette connexion humaine et au partage d’expériences personnelles entre bénévoles, un corpus de connaissances profond est généré et des liens forts se forment, comblant le fossé entre la recherche et le domaine, et prouvant finalement que les solutions les plus profondes naissent toujours d’expériences partagées.