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Gestion de L’environnement et Developpement Durable

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byZineb Laadam
onMarch 25, 2020

En partenariat avec la Fondation Crédit Agricole du Maroc pour le Développement Durable (FCAMDD), High Atlas Foundation (HAF) a lancé un programme de plantation des arbres fruitiers organiques (amandier et noyer) et de formation des agriculteurs en techniques agricoles dans la province de Taroudant, commune de Toubkal, région Souss Massa afin d’assurer un développement durable de ces milieux ruraux sur le niveau (social, économique et environnemental).Le programme était étalé sur 2 ans, de février 2019 jusqu’à février 2021 et il est fondé sur la plantation de 20 000 arbres, la formation des agriculteurs, l’évaluation, la certification biologique d’Ecocert obtenue par HAF en 2016 dans 5 douars (Agadir, Amsouzaret, Talmerselt, Imhiln, Osrayn ) ainsi que la préparation d’un manuel et un film documentaire.

Du 1/03/2020 jusqu’au 04/03/2020 l’équipe du projet a effectué une visite à la commune de Toubkal dans le but de terminer la distribution des arbres qui a commencé en 2019.

  1. 8000 noyers et amandiers en 2019
  2. 12 000 amandiers et noyers en 2020

En fait, les Douars qui ont bénéficié de cette distribution sont les mêmes qui ont obtenu la certification de la part de l’Ecocert en 2016 (Agadir, Amsouzaret, Talmerselt, Imhiln, et Osrayn). Dans cette optique le but du projet est d’aider ces douars à obtenir une nouvelle certification en appliquant des pratiques agricoles soucieuses de l’environnement.

Les bénéficiaires du projet sont les agriculteurs et la population locale.

Concernant la formation des agriculteurs, les ateliers ont duré chacun une demi-journée du 02/03/2020 jusqu’au 04/03/2020. Le travail a commencé avec des explications en matière d’agriculture biologique, d’environnement, du développement durable, puis une présentation théorique des techniques d’élagage, du greffage, paillage…

Par la suite les participants sont descendus sur le terrain pour apprécier de visu la pratique de ces techniques sur l’amandier et le noyer. Des discussions ont eu lieu sur les pratiques culturales des paysans qui engendrent de graves dégâts sur l’environnement.

Après ces discussions les participants se sont mis d’accord pour les actions à entreprendre afin d’appliquer les méthodes correctes.

Les outils utilisés lors des ateliers sont celles qui font participer d’une manière active telle que les travaux du groupe et du brainstorming.

À la fin de chaque atelier, j’ai procédé à une évaluation de la formation par le biais d’un questionnaire anonyme afin d’aider à améliorer les prestations concernant la formation, et à préciser les besoins des participants.

En effet durant cet accompagnement de l’équipe du projet en tant que stagiaire j’ai découvert de près les problèmes et les raisons du choix de ces zones pour la mise en place du projet :

– Existence d’important marché des amandes et noix au niveau local, régional et national
– Culture des amandes et noix est déjà pratiquée depuis toujours par les paysans de la zone
– La culture des amandes et des noix constitue une des principales sources de revenu
– La zone est réputée pour sa production fruitière dans la région du Souss Massa
– La majorité des agriculteurs vivent de la production de fruits, mais malheureusement, les plants sont déjà vieux et ont besoin de bien plus d’entretien et de renouvellement.
– La dégradation des sols est observée annuellement et elle devient de plus en plus grave ce aui entraîne des lavaka, des éboulements et des ensablements. On observe une diminution des terrains cultivables.
– Les compétences en matière d’entretien sont assez limitées alors que certains pieds peuvent encore produire avec un entretien adéquat.
– L’érosion aide à avoir une terre arable
– Ecoulement des eaux usées grises directement dans l’oued
– Problèmes des mauvaises pratiques agricoles notamment le sur-arrosage des amandiers et des noyers.

Franchement j’ai été particulièrement intéressée par le contenu de la formation, elle était très satisfaisante, enrichissante complète, explicite, et instructive…. et je pense que les agriculteurs ont déjà acquis énormément d’outils à travers cette formation y compris :

– Connaissance de l’environnement et des techniques soucieuses de l’environnement
– Techniques d’élagage et du greffage d’amandier et du noyer durant la période propice
– Modes de plantations des arbres fruitiers y compris le respect des distances entre les pieds d’arbres (6-7 m pour l’amandier) (8-10 m pour le noyer)
– Creusement des trous de plantation selon les normes techniques tout dépend du type du sol, moyennement (50-70 cm en largeur et en profondeur)
– Utilisation optimale des engrais organiques
– Utilisation d’autres engrais biologiques remplaçant les engrais chimiques
– Fabrication et utilisation du compost
– Techniques d’entretien des arbres fruitiers (amandier et noyer)
– Techniques de gestion des sols et protection des parcelles contre l’érosion
– Mise en place des clôtures pour les limites des parcelles afin de lutter contre la faune sauvage

L’une des choses que j’ai appréciée le plus est le travail des femmes de la pépinière d’Argerzran qui ont effectué chaque jour plusieurs activités au sein de leur douar et qui maîtrisent parfaitement plusieurs techniques. L’équipe du projet a profité de cette occasion pour filmer une vidéo avec la maîtresse de ces femmes Mme khadija qui a essayé de nous expliquer leur savoir-faire et leur expérience en ce qui concerne la culture d’amandier et du noyer.

Tout ce que je peux dire en un mot, c’est que ce projet est une intervention précoce afin de sauver le bien être de ces populations du milieu rural, elle prévoit des programmes d’aide appropriés, défend les intérêts de groupes sociaux, et participe surtout au développement communautaire.